Procès en diffamation: Adeline Blondieau perd contre Johnny Hallyday

JUSTICE La plainte de la comédienne portait sur trois passages de l’autobiographie que son ex-mari a cosignée avec Amanda Sthers…

20 Minutes avec AFP

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Adeline Blondieau, au tribunal de Paris, au premier jour du procès contre Amanda Sthers et Johnny Hallyday pour diffamation.
Adeline Blondieau, au tribunal de Paris, au premier jour du procès contre Amanda Sthers et Johnny Hallyday pour diffamation. — SIPA

Fin du chapitre judiciaire. Adeline Blondieau a perdu ce mardi le procès en diffamation qu’elle a intenté à son ex-mari, Johnny Hallyday. Sa plainte portait sur trois passages de Dans mes yeux, l’autobiographie que le chanteur a cosignée avec Amanda Sthers et qui est parue en 2013 chez Plon.

Dans le premier, l’artiste laisse entendre qu’Adeline l’aurait piégé pour l’épouser. « Quelle que soit l’appréciation qui puisse être portée sur une telle hypothèse, la personne "piégée" », Johnny Hallyday, étant alors un « adulte consentant alors âgé de 46 ans », quand Adeline en avait 18, le tribunal correctionnel de Paris a estimé ces propos trop imprécis pour être considérés comme diffamatoires.

Des faits non punissables

Dans le deuxième chapitre incriminé, Adeline Blondieau est décrite comme colérique et invivable. « Traits de caractère dont la démonstration ou la réfutation ne sont pas envisageables sur le terrain de la diffamation », a répondu le tribunal. Quant à l’infidélité prêtée à Adeline qui, selon Johnny, le « trompait avec tous les petits mecs de Saint-Tropez et jouait les saintes-nitouches », les juges soulignent que « l’évolution des mœurs depuis plusieurs dizaines d’années ne permet plus de considérer une telle attitude comme portant atteinte à l’honneur ou à la considération ».

Concernant le troisième chapitre, affirmant qu’Adeline aurait exercé un chantage, ou tenté de le faire, pour contraindre Johnny à lui laisser un appartement en commun, le tribunal estime que de tels faits ne sont pas punissables quand ils sont commis au préjudice d’un conjoint. La juridiction fait aussi savoir que dans une procédure de divorce « conflictuelle et médiatisée », « où chacune des parties a à cœur de défendre ses intérêts et est à même d’instrumentaliser la presse afin de préserver sa réputation tout en égratignant celle de l’autre, (…) il n’apparaît pas que les pressions ainsi exercées, à supposer même qu’elles soient exactes, soient véritablement de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de la partie civile ».

Lors du procès, qui s’est tenu le 22 septembre, la comédienne de Sous le soleil a accusé Johnny Hallyday de l’avoir violée quand elle était adolescente. Le lendemain, le chanteur avait contesté, par l’intermédiaire de son avocat, ces accusations affirmant qu’elles étaient « sans fondement ».