Yoko Ono dit avoir «toujours peur» de l’assassin de John Lennon

PEOPLE La veuve du chanteur raconte qu'elle vit «comme un animal traqué»...

M.C.
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Yoko Ono à Chicago le 12 juin 2012
Yoko Ono à Chicago le 12 juin 2012 — Charles Rex Arbogast/AP/SIPA

Trente-cinq ans après la mort de John Lennon, les touristes se pressent toujours devant le Dakota, l’immeuble new-yorkais où vivait le Beatles, et devant lequel il a été assassiné le 8 décembre 1980. Yoko Ono, la veuve du chanteur, y habite encore, et déclare au site The Daily Beast avoir « toujours peur » de Mark David Chapman, le meurtrier, qui a été condamné à la prison à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans.

Alors que la libération conditionnelle de Chapman, qui purge sa peine dans l’Etat de New York, a été rejetée l’an dernier pour la huitième fois, Yoko Ono dit craindre pour sa propre sécurité : « Je fais très attention, comme un animal traqué, une biche. Je fais toujours très attention, que je sorte de l’appartement ou non. »

« J’ai eu beaucoup de chance de ne pas mourir en même temps que John »

Elle dit avoir redouté d’être elle aussi assassinée. « J’avais des craintes, oui. A l’époque, ils auraient pu le faire aussi. J’ai eu beaucoup de chance de ne pas mourir en même temps que John. Si c’était arrivé, qu’est-ce qui serait arrivé à [leur fils] Sean ? » Yoko Ono affirme qu’il est « très difficile » pour elle de penser à l’assassin de son mari, « surtout parce qu’il ne semble pas réaliser ce qu’il a fait. C’est incroyable. »

A 82 ans, Yoko Ono aborde divers sujets dans l’interview, de ses rapports avec Paul Mc Cartney aux rumeurs sur la bisexualité de John Lennon. Elle dit aussi n’avoir « jamais » songé à quitter cet immeuble chargé de mémoire. « Nous partagions chaque pièce de cet appartement, chaque jour. Je ne ferais jamais cela ». « Les bons souvenirs ont remplacé les mauvais. Il y en a juste un mauvais souvenir, qui est terrible. Mais à part cela, c’est comme si nous étions toujours ensemble. Cela me semblerait très étrange de quitter cet appartement. Il y a tellement de choses ici qu’il a touchées, et qu’il adorait. Ces choses ont une très grande valeur sentimentale. »