Les Monégasques heureux après la naissance des jumeaux d'Albert et Charlène

PEOPLE Sur le Rocher on célébre comme il se doit l'arrivée des jumeaux princiers...

A.C. avec AFP
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Les Monégasques toutes folles de la naissance des enfants d'Albert et Charlène le 11 décmebre 2014
Les Monégasques toutes folles de la naissance des enfants d'Albert et Charlène le 11 décmebre 2014 — Lionel Cironneau / sipa

A Monaco, la population savourait jeudi dans la tranquillité la naissance des jumeaux princiers. Jacques Honoré Rainier est devenu le prince héritier de la principauté, et sa grande soeur Gabriella Thérèse Marie, numéro deux dans l'ordre de succession.

Le souvenir de Grace Kelly

Claude Gauthier, 76 ans, et son épouse Josette, 73 ans, sont arrivés les premiers pour signer le registre de félicitations mis à disposition dans une courette du palais princier. «Nous sommes heureux et fiers que nos souverains transmettent la vie et assurent la continuité de la dynastie», a écrit soigneusement Claude, en lettres gothiques avec une plume noire, encore ému par l'honneur d'être le premier.  Le couple de Monégasques, pourtant nés français, font partie des « fans » de la famille princière. «Nous étions adolescents en 1956 quand Grace Kelly s'est mariée, c'était une femme merveilleuse», dit Josette, qui sort aussi de son portefeuille un cliché du prince Albert II et de son épouse Charlène, pris le jour de leur mariage sur la place du palais en juillet 2011. «Ils nous ont fait une très belle surprise avec un garçon et une fille», sourit-elle.

Bertrand Thévenin, un Parisien membre du Yacht-Club de Monaco qui navigue sur le voilier « Tuiga » (1909) du souverain, est venu spécialement par le vol de 9h pour signer le registre. «C'est un événement mondial que le futur dirigeant de Monaco naisse», estime ce navigateur, qui rêve de devenir citoyen du Rocher. «C'est le paradis sur terre, un pays arche de Noé, respectueux des nationalités et des cultures», ajoute-t-il, intarissable. Dans le micro-Etat de 37.000 habitants de 120 nationalités, où tout se répète comme dans un village, il faut montrer patte blanche pour faire partie des «sujets» du prince, une minorité choyée de seulement 8.000 personnes.

Dans le magasin de souvenirs de la place du Palais, où les photographies de Grace Kelly et les T-shirts du Grand Prix de Monaco sont les bestsellers, le personnel a d'ailleurs interdiction de faire le moindre commentaire sur les naissances. Pourra-t-on acheter prochainement des tasses à l'effigie des bébés princiers ? Albert et Charlène ne se sont pas prêtés jusqu'à présent à une commercialisation de leurs visages sur les bibelots. A deux pas du palais, au restaurant-bar Castelroc, le gérant monégasque Philippe Perich se dit «heureux que la continuité des Grimaldi soit assurée». A-t-il trouvé le temps long? «Tout le monde prend le temps qu'il lui faut», répond-il prudemment, à propos de son souverain qui mit longtemps à renoncer au célibat au grand désespoir de son père Rainier III. 

Une fille, un garçon et d'autres encore

Son employé d'origine tunisienne est extatique. Le prince vient parfois dîner en voisin et le salue toujours. «J'ai demandé hier soir à mon épouse de faire un couscous au poisson, c'est une tradition familiale pour une nouvelle naissance. Ça porte bonheur», dit Karim Merikech qui rêve d'avoir un deuxième enfant. «Un garçon et une fille d'un coup, c'est le rêve de tout père!». Surtout qu'Albert, lui, a déjà connu cette joie puisqu'il a reconnu par le passé, une fille, et un garçon.