Cancer de l'ovaire: l'ovariectomie d'Angelina Jolie aura-t-elle les mêmes effets que sa mastectomie?

PEOPLE En rendant publique sa double mastectomie préventive, l’actrice avait entraîné une hausse des dépistages au Royaume-Uni en 2013…

A.G.
— 
Angelina Jolie a annoncé qu'elle mettrait un terme à sa carrière.
Angelina Jolie a annoncé qu'elle mettrait un terme à sa carrière. — STR / AFP

Il y avait bel et bien eu un «effet Angelina Jolie». En brisant les tabous et publiant une tribune dans le New York Times annonçant qu’elle avait subi une ablation de la poitrine, l’actrice avait inspiré des millions de femmes. Il est trop tôt pour dire si l'annonce, tout aussi publique, de son ablation des ovaires aura les mêmes effets, mais, pour mémoire, voici les résultats des études publiés en 2014 par 20 Minutes.  

Selon une étude publiée  dans la revue scientifique Breast Cancer Research, le nombre de tests et dépistages de cancers du sein aurait été multiplié par 2,5 au Royaume-Uni entre mai et juillet 2013 grâce à sa démarche. Les chercheurs se sont basés sur les données de douze cliniques et neuf centres de génétique britanniques.

Même tendance au Canada et en Belgique

Selon une autre étude, présentée lors du congrès de la Société américaine d’oncologie clinique à San Francisco, cet effet a aussi été observé au Canada. Le nombre de tests de dépistage a doublé en seulement six mois après l’annonce d’Angelina Jolie. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs d'un centre académique de l'Ontario ont comparé le nombre de tests génétiques réalisés six mois avant et après la publication de la tribune de l’actrice dans le New York Times.

Le quotidien belge De Standaard faisait, lui,  état de 40% de hausse du nombre de tests génétiques pratiqués dans les hôpitaux par rapport à 2012. En France, aucune étude n’a encore été rendue publique sur ce fameux «effet Angelina Jolie». En revanche, Odile Cohen-Haguenauer, responsable du service d'oncogénétique à l'hôpital Saint-Louis de Paris, écrivait en juin sur Le Plus du Nouvel Obs: «Les demandes se sont multipliées par deux, en particulier de la part de femmes se sachant concernées, c’est-à-dire avec une lourde histoire familiale.»

Selon l’Institut national du cancer,  le cancer du sein est la première cause de mortalité féminine par cancer en France.