Le prince Harry dans la peau d'un otage

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Le prince Harry de Grande-Bretagne va partir en irak avec son régiment.
Le prince Harry de Grande-Bretagne va partir en irak avec son régiment. —

Le prince Harry, troisième dans l'ordre de succession au trône d'Angleterre, qui doit être envoyé en Irak avec son régiment dans les prochains mois, va subir au préalable un entraînement spécial au cas il serait fait prisonnier par des extrémistes, rapporte lundi le quotidien britannique «The Sun».

Un exercice, qui doit avoir lieu dans les prochains jours dans l'est de l'Angleterre, va consister à faire jouer au jeune prince de 22 ans le rôle d'otage, indique le tabloïd, citant une source anonyme de son régiment.

Ses compagnons d'armes devront alors monter une attaque et une mission de sauvetage rapide en utilisant des grenades et des gaz lacrymogènes pour récupérer l'otage.

Le prince Harry et son régiment, les «Blues and Royals», vont être pris en main probablement par le SAS (Special Air Service), l'unité d'élite britannique spécialisée notamment dans les missions commandos, précise le Sun.

«Officiellement le Prince Harry est traité comme n'importe quel autre soldat, mais dans la réalité chacun sait que les insurgés feront tout pour mettre la main sur lui», a encore indiqué la source anonyme.

Le 22 février dernier, le ministère britannique de la Défense avait annoncé que le fils du prince Charles et de la princesse Diana allait être envoyé en Irak avec son régiment sans doute en mai prochain. Sur le terrain, le régiment du sous-lieutenant Harry, une unité blindée, devrait se consacrer à des opérations de reconnaissance.

C'est le premier membre de la famille royale à intervenir en zone de conflit depuis 25 ans. Son oncle le prince Andrew, alors deuxième dans la succession au trône, avait participé en 1982 à la guerre des Malouines contre l'Argentine où il pilotait un hélicoptère servant de leurre aux missiles argentins.

Lors d'un entretien donné à l'occasion de ses 21 ans en septembre 2005, le prince Harry avait affirmé: «Il n'est pas question que je sorte (de l'académie militaire) de Sandhurst et que je m'assoie sur mon derrière à la maison pendant que mes gars combattent pour leur pays.»

Il aurait même menacé de quitter l'armée s'il n'était pas autorisé à rejoindre ses camarades dans des zones de combat. Mais certains craignaient qu'il ne soit «une cible privilégiée» pour des rebelles, se mettant en danger ainsi que les soldats à ses côtés.