«J'ai vraiment pété les plombs»

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L'animateur de télévision Jean-Luc Delarue est entendu depuis dimanche matin par la police à l'aéroport de Roissy, sous le régime de la garde à vue, pour s'expliquer sur des violences présumées commises à l'encontre d'hôtesses et stewards lors d'un vol le 13 février, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
L'animateur de télévision Jean-Luc Delarue est entendu depuis dimanche matin par la police à l'aéroport de Roissy, sous le régime de la garde à vue, pour s'expliquer sur des violences présumées commises à l'encontre d'hôtesses et stewards lors d'un vol le 13 février, a-t-on appris de source proche de l'enquête. — Philippe Huguen AFP/archives

«Je ne me souviens pas de tout mais suffisamment pour savoir que mon comportement n'était pas normal, loin de là, et pas acceptable. J'ai vraiment pété les plombs», a reconnu Jean-Luc Delarue.

L'animateur de télévision sera convoqué fin mars au tribunal de Bobigny pour violence, outrage, agression sexuelle et tentative d'entrave à la circulation aérienne lors d'un vol le 13 février.

Jean-Luc Delarue a déjà été entendu dimanche pendant neuf heures par la police à l'aéroport de Roissy, sous le régime de la garde à vue. Il a été libéré en fin de journée. Il devait s'expliquer sur des violences présumées commises à l'encontre d'hôtesses et stewards à bord de l'avion entre Paris et Johannesburg.

Trois plaintes pour violences et insultes ont été déposées le 16 février auprès de la PAF par des personnels navigants d'Air France, hôtesses et stewards, qui l'accusent d'avoir eu un comportement «agressif et injurieux» à leur encontre sur un vol Paris-Johannesburg trois jours auparavant. Une affaire qui coûte déjà cher à l’animateur, dont les audiences de «Ça se discute», son émission télé, chutent.

Il encourt un maximum de 5 ans de prison pour l'agression sexuelle présumée de l'hôtesse qui s'était plainte d'attouchements au ventre et à la poitrine. Les accusations de violence et outrage sont visées «sur personne chargée d'une mission de service public».