Le poker en ligne : Bruel entendu par les RG

AFP

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Si le poker est devenu une religion pour des centaines de milliers de Français, elle le doit en effet à son prophète Patrick Bruel. Le chanteur, qui porte le mythique bracelet de champion du monde de poker en 1998, a beaucoup fait pour populariser le jeu par ses commentaires éclairés.
Si le poker est devenu une religion pour des centaines de milliers de Français, elle le doit en effet à son prophète Patrick Bruel. Le chanteur, qui porte le mythique bracelet de champion du monde de poker en 1998, a beaucoup fait pour populariser le jeu par ses commentaires éclairés. — Pascal Guyot AFP/Archives

Patrick Bruel a été brièvement entendu mercredi à la Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) dans le cadre d'une enquête sur un site Internet de poker en ligne, a appris l’AFP jeudi de source policière.
La DCRG a été chargée de vérifier si le site Winamax, auquel le chanteur prête son image, est en infraction avec la législation en vigueur. Selon la législation, le poker avec mises d'argent n'est autorisé que dans la quinzaine de cercles de jeux français et prochainement dans les 193 casinos. La DCRG s'est lancée dans une traque aux jeux en ligne pour beaucoup d'entre eux payants.
Champion du monde 1998
Le chanteur, passionné de poker, a été entendu durant «deux trois heures sans mesure coercitive» telle une garde-à-vue. Depuis février 2005, il commente les tournois américains de poker diffusés par Canal +. Le chanteur, qui porte le mythique bracelet de champion du monde de poker obtenu lors d'un tournoi en 1998, a popularisé ce jeu par ses commentaires. Il vient de lancer un DVD «Poker coach» et une mallette d'initiation avec les règles, la stratégie et la «gestion de ses émotions».
2,7 milliards de mise sur Party Gaming
Le succès du poker en France, où, selon les spécialistes, plusieurs centaines de milliers de joueurs sont dénombrés, doit également beaucoup au développement du haut débit sur l'Internet français permettant d'accéder aux centaines de sites spécialisés qui se rémunèrent en prélevant un pourcentage de 5 % sur chaque mise. Le leader inconstesté du marché, le britannique Party Gaming, annonce que les joueurs ont déposé sur son site 2,7 milliards de dollars en 2005.
Le projet de loi Sarkozy sur la prévention de la délinquance, adopté début décembre en première lecture à l'Assemblée, prévoit un durcissement de la lutte contre les jeux d'argent illégaux sur l’Internet. Il a déjà provoqué le lancement d'une pétition «Libérez nos jetons» et d'un blog.