Jamel Debbouze: «La France n'est pas raciste»

J.M. (avec AFP)
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Jamel Debbouze à la Fête de l'Humanité au Parc de La Courneuve, le 15 septembre 2013.
Jamel Debbouze à la Fête de l'Humanité au Parc de La Courneuve, le 15 septembre 2013. — SADAKA EDMOND/SIPA

«La France n'est pas raciste», assure l'acteur Jamel Debbouze, à l'affiche du film La Marche, «un message d'amour adressé à la France et aux Français», en salles le 27 novembre. Le film raconte l'histoire vraie d'une poignée d'enfants d'immigrés et de militants antiracistes partis en octobre 1983 de Marseille pour réclamer l'égalité des droits. Deux mois et un millier de kilomètres plus tard, ils étaient accueillis à Paris par 100.000 personnes.

Ce long-métrage est une façon de «mettre la lumière sur ces gens qui ont fait un acte d'amour et de fraternité pour la France absolument dingue», décrit à l’AFP Jamel Debbouze, pionnier du stand-up en France et comédien ultrapopulaire qui joue dans ce film un toxicomane roublard.

«''Jean-Marine Le Pen'', elle ne dit que des conneries».

Et trente ans après, l'acteur dresse un bilan positif: «En 1983, les immigrés ou en tout cas les Maghrébins surtout mouraient tous les deux-trois jours à cause de crimes racistes, ce n'est plus le cas aujourd'hui». «Il y a du racisme en France, c'est une vraie évidence mais la France n'est pas raciste», martèle avec verve l'acteur, selon qui le film, à l'image de la marche originelle, «est un message d'amour adressé à la France et aux Français».

«Quand on vit une crise comme on vit en ce moment, le chômage faisant, on trouve toutes sortes de prétextes et souvent le prétexte c'est le voisin (...) c'est l'étranger, c'est la différence, on va à la facilité», poursuit-il. Et le symbole de l'intégration de s'énerver contre les médias qui «jouent trop le jeu des extrêmes». «On a jamais autant vendu de torchons extrémistes que depuis qu'on en parle, il faut arrêter de parler de ces gens, arrêter de donner du crédit à "Jean-Marine Le Pen", elle ne dit que des conneries».