Alain Delon «approuve, pousse et comprend» la place importante du Front national

PEOPLE C'est ce que l'acteur a déclaré dans une interview au quotidien suisse «Le Matin»...

A.L
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Alain Delon à Cannes le 26 mai 2013.
Alain Delon à Cannes le 26 mai 2013. — LOIC VENANCE / AFP

Pourquoi entend-on encore Alain Delon? Parce qu’il continue la promo de la pièce d’Eric Assous, Une journée ordinaire, dans laquelle il joue avec sa fille Anouchka. C’est pour cette pièce qu’il était invité début septembre sur le plateau de «C à vous», sur lequel il avait lâché face à Anne-Sophie Lapix que l’homosexualité était pour lui «contre-nature».

Cette fois, alors qu’il vient jouer sa pièce à Genève, l’acteur a répondu aux questions du quotidien suisse Le Matin, et la polémique est de retour.

«La poussée du MCG comme celle du Front national, c’est édifiant»

Dimanche, «Genève a vu une percée du MCG», le Mouvement citoyen genevois, parti d’extrême droite, lance le quotidien en demandant au Franco-Suisse ce que cette montée lui inspire.

«Je voudrais simplement vous dire que la poussée du MCG comme celle du Front national, c’est tout à fait édifiant, répond Alain Delon. Edifiant parce que les gens en ont marre qu’on leur parle comme on le fait. Ils veulent de l’action, ils veulent autre chose».

«Je l’approuve et je le pousse»

Il ajoute: «Ils ont connu une France différente sous de Gaulle ou même Mitterrand. Voilà pourquoi le Front national, comme le MCG à Genève, prend une place très importante et ça, je l’approuve, je le pousse et le comprends parfaitement bien».

Le MCG et le FN pourront-ils passer «des paroles aux actes»? A cette question du Matin, Alain Delon répond: «Ils en seront capables s’ils arrivent à avoir derrière eux un électorat solide (…) Depuis des années, Le Pen père et fille se battent, mais ils se battent un peu seuls. Là, pour la première fois, ils ne sont plus seuls. Ils ont les Français avec eux. C’est important. Et que cela déborde sur Genève, c’est vachement important».

Questionné à nouveau à propos de ses déclarations sur le mariage gay, il tranche: «La presse a dit ce qu’elle voulait. Je n’ai rien dit contre le mariage gay. J’ai dit que je m’en foutais du mariage. Je suis contre l’adoption des enfants. Point.»