NRJ Music Awards: Les coulisses comme si vous y étiez

PEOPLE «20 Minutes» vous raconte ce que vous n'avez pas vu à la télé...

Annabelle Laurent

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Pendant les NRJ Music Awards 2013 à Cannes, le 26 janvier 2013.
Pendant les NRJ Music Awards 2013 à Cannes, le 26 janvier 2013. — NIVIERE/SIPA

De notre envoyée spéciale à Cannes

17h. La Croisette est envahie par les moins de 16 ans. Selon nos estimations, moins de 20% de la population cannoise de cet après-midi a le bac. Devant le Majestic, une foule toujours plus compacte poireaute en espérant apercevoir une mèche de l’un des «One D», qui y séjournent. Deux mini-punks outrés qu’on les prenne pour des «directioners» jurent qu’ils sont là par hasard. Il ne faut pas rester là les jeunes, alors. Un peu plus loin, les Sexion d’Assaut font leur shopping sous l’œil attentif d’une bonne cinquantaine d’ados qui fraient un chemin à leur smartphone à travers les grilles baissées d'un magasin. Bon, les fans sont au rendez-vous.

18h. Devant le Yacht NRJ, un groupe fait ses pronostics sur la soirée. «J’annonce: flashmob de PSY! Pourquoi tu penses qu’ils le font passer en premier hein?». Le reste du groupe n’est pas convaincu. Il n’y a pas de petit débat.

19h30. Direction les marches. On croise sur le chemin la voiture de Cauet. Les hurlements de la foule sont tels qu’on regarde quatre fois si à côté de l’animateur n’est pas apparu un invité surprise, tendance bieberienne propice à l’hystérie. Mais non. C’est juste Cauet. Ce public promet. Mais il faut se concentrer sur la montée des marches. On nous répète: «Ne marquez pas de temps d’arrêt», c’est technique. Et rapide. A peine le temps de s’offusquer que les flashs ne crépitent pas sur notre passage que nous sommes en haut des marches devant une Marine Lorphelin en plein sourire Colgate pour une photo avec une petite fille qui lui arrive au genou.  

20h30. Quand on entre dans les coulisses, Shy’m en sort, direction la scène. Il va falloir mieux se coordonner si on veut croiser les artistes. Certains sont cloitrés dans leurs loges, d’autres sont encore attendus. Didier Deschamps se balade avec une coupe de champagne. On ne l’avait pas vraiment prévu au programme. Une passion cachée pour M.Pokora? «Ah non, je suis pas venu comme ça, je suis avec mon fils, il est fan de Sexion d’Assaut» rigole Deschamps. «Sexion», lui-même «écoute, mais sans plus». Taylor Swift, adulée outre-Atlantique, passe dans l’indifférence générale, sans décrocher un sourire (ceci expliquant peut-être cela), tandis qu’Emmanuel Moire - le vainqueur de la saison 3 de «Danse Avec les Stars» - provoque l’émoi d’une fan car «c’est le seul qu’ [elle] voulait voir!».

21h. Une assistante se faufile à travers la foule en tenant à bout de bras cinq boîtes de pizzas empilées. On parie sur un caprice des One Direction (et on en piquerait bien une). PSY passe à son tour, poursuivi par une bande de filles de 15 ans perchées sur des talons de 15 centimètres. L’occasion de faire un point fashion: on n’avait pas été prévenu du dress-code «diva» de la soirée. Les robes sont toutes plus show-off les unes que les autres. Lady Gaga passerait inaperçue. 

21h30. A défaut de Gaga, il y a Alicia (Keys). Sa loge est en face de celle des One Direction. Située stratégiquement à l’écart, la zone Alicia/OneD concentre le plus grand quota de gros bras du Palais des Festivals. On aperçoit Harry Styles quitter sa loge en chaussettes. Il enfile des Converses blanches sous le regard préoccupé (va-t-il réussir à faire ses lacets) de ses gardes du corps. Palpitant, mais moins que le moment où le même Harry passe tout près de nous. On repense soudain aux fans postés devant le Majestic, et la culpabilité nous ronge. 

22h30. «Patriiiiiiick» est dans la place. Il se prête volontiers aux séances photos, avec un enthousiasme particulier quand il faut se coller à l'une des divas d’1m95 évoquées plus haut. La fin de la soirée approche et des fans se lamentent. «On a pas réussi à se prendre en photo avec tout le monde» (Tentez Taylor Swift, ça la consolera). La satisfaction d’un autre fan nous déconcerte tout autant. «J’ai vu Psy, j’ai vu Johnny… Y a vraiment la crème ici!».

23h. Alicia Keys est sur scène et pour une fois, ça s’agglutine devant les écrans. On demande à Chris Marques s’il se souvient du talent des danseurs de 20 Minutes. «Vous continuez à vous entraîner, j’espère?». (Bien sûûr...). Il se dit «hyper fatigué, au bout d’un mois et demi de travail»: il est le chorégraphe du spectacle. Amel Bent regagne sa loge. On lui demande si ça va, parce qu’on est tellement sympa: elle s’est blessée la veille pendant les répétitions. «J’ai mal! Je vais prendre mes médicaments là…». Grosse soirée sac de glaçons/tisane en perspective pour la chanteuse.