Jean-Luc Delarue: «Je n'avais plus d'autre issue que la mort»

PEOPLE Les «Carnets secrets» de l'animateur paraîtront le 5 décembre aux éditions de L’Archipel. «Paris Match» en a publié les bonnes feuilles…

A.L

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Paris le 05 Septembre 2011. 
Jean-Luc DELARUE, présentateur, producteur et animateur en interview dans le locaux de sa société Reservoir Prod.  societe de productions de contenus de television. France 2.

Paris le 05 Septembre 2011. Jean-Luc DELARUE, présentateur, producteur et animateur en interview dans le locaux de sa société Reservoir Prod.  societe de productions de contenus de television. France 2.
 — A. GELEBART / 20 MINUTES

Jean-Luc Delarue en avait entamé la rédaction en 2006. Six ans plus tard, L’Archipel s’apprête à publier les 240 pages de ses Carnets Secrets. «Il y a travaillé jusqu’à quelques jours avant sa mort. Il avait dit à Anissa [sa veuve] qu’il voulait absolument qu’ils soient publiés», confiait récemment le directeur de l’Archipel à Livres Hebdo.

Dans les bonnes feuilles publiées par Paris Match, la «grande famille» de la télé en prend pour son grade. «J’avais 28 ans, j’étais dans le “mood” de la chaîne, une maison capitonnée, un vrai pays des enfants gâtés. Bref, je ne touchais plus terre. Je m’imaginais que le reste du monde était habité par de pauvres types. En réalité, Canal+ était un creuset de prétention et de suffisance, du standard à la direction», écrit Delarue.

«J’étais devenu un mort-vivant»

 L’animateur évoque bien sûr sa maladie, qualifiant de son arrestation en 2010 de «planche de salut». «Depuis 18 mois, je vomissais tout ce que j’avalais (…) Je sautais parfois trois nuits de suite. Je me réfugiais dans l’écriture frénétique du récit de ma vie. J’essayais de m’inventer une vie de pseudo-écrivain pour justifier la prise de substances. Mon corps était une infection généralisée», confesse l’animateur. «J’étais devenu un mort-vivant. Après que ma consommation de drogue eut atteint un point culminant en 2007, je n’avais plus d’autre issue que la mort», écrit-il encore.

 Sa relation tumultueuse avec sa mère est aussi largement évoquée. Lui, que l’on présentait «comme le gendre idéal», dit-il, s’entendait très mal avec celle qui ne «jugeait pas utile» de l’inviter aux réunions de famille.  A 18 ans, il s’en éloigne «pour ne pas étouffer sous ton emprise sans limites, sans pudeur, intrusive et toxique pour un enfant qui cherche simplement sa liberté» écrit-il.

 A quelques jours de la parution des Carnets secrets, Elisabeth Bost, la mère de son fils Jean, s’oppose toujours à la publication de l'autobiographie et conteste à l'éditeur le «droit moral de divulgation» des œuvres posthumes de son ex-mari.