150 ans de la Commune de Paris : Les premières photographies d'une ville barricadée

DIAPORAMA Retrouvez les images d'époque de la révolution de 1871

O.J. avec AFP
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Barricade de la Chaussée Ménilmontant, 18 mars 1871, à Paris
Barricade de la Chaussée Ménilmontant, 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

Première insurrection a avoir été massivement photographiée, la Commune de Paris (18 mars - 28 mai 1871) fête ses 150 ans. Achevée dans un bain de sang, la dernière révolution du XIXe siècle reste le symbole d'une histoire populaire tragique. Les barricades dressées dans Paris par les insurgés pour se protéger des forces versaillaises d’Adolphe Thiers continuent de véhiculer l’image de la lutte. 20 Minutes vous propose un bon en arrière de 150 ans en visitant Paris sur les barricades des Communards.


Réalisation : Olivier JUSZCZAK

  • Barricade de la Chaussée Ménilmontant, 18 mars 1871, à Paris
    Barricade de la Chaussée Ménilmontant, 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

    Première insurrection a avoir été massivement photographiée, la Commune de Paris (18 mars - 28 mai 1871) fête ses 150 ans. 20 Minutes vous propose un bon en arrière en visitant Paris sur les barricades des communards. 

  • La Commune, vue de la place Vendôme après le 16 mai 1871.
    La Commune, vue de la place Vendôme après le 16 mai 1871. — Musée Carnavalet / Ville de Paris

    Sur la Place Vendôme dont la colonne a été détruite, au premier plan, un appareil photo. La Commune de Paris a été la première insurrection très documentée par la photographie. A l’époque, le matériel nécessite un temps de pose assez long pour capter suffisamment de lumière.

  • Barricade de la rue de Flandre (Salle de la Marseillaise), 18 mars 1871, à Paris
    Barricade de la rue de Flandre (Salle de la Marseillaise), 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

    C’est pourquoi les sujets sont mis en scène et prennent une pose immobile sur les barricades. Comme ici, sur la rue des Flandres, dans l’actuel 19e arrondissement. 

  • Barricade de la rue des Amandiers, près du cimetière du Père-Lachaise, 18 mars 1871, à Paris
    Barricade de la rue des Amandiers, près du cimetière du Père-Lachaise, 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

    La Commune de Paris a duré 72 jours du 18 mars au 28 mai 1871, et s'est achevée avec la « semaine sanglante ». Ici, la rue des Amandiers, près du cimetière du Père-Lachaise dans l'actuel 20e arrondissement de  Paris, au début de l’insurrection.

  • Barricade de la rue de la Roquette, place de la Bastille, 18 mars 1871, à Paris
    Barricade de la rue de la Roquette, place de la Bastille, 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

    L'insurrection des Parisiens intervient après la défaite française face à la Prusse à qui Napoléon III a imprudemment déclaré la guerre en 1870. Soumis à 135 jours de siège, les Parisiens, ne digèrent pas la capitulation annoncée. Ici, la rue de la Roquette, place de la Bastille, dans l’actuel 11e arrondissement, au début de la Commune.

  • Barricade de la rue de Castiglione. Paris (Ier arr.). Photographie d'Auguste-Hippolyte Collard (1812-1887).
    Barricade de la rue de Castiglione. Paris (Ier arr.). Photographie d'Auguste-Hippolyte Collard (1812-1887). — Auguste-Hippolyte Collard/ CC0 Paris Musées / musée Carnavalet

    Ils sont 1,7 million enfermés dans la capitale qui a essuyé des bombardements, sans travail et affamés pour certains d'entre eux. Ici, la rue Castiglione dans l’actuel 1er arrondissement.

  • Barricade de la rue d'Allemagne et de la rue Sébastopol, 18 mars 1871, à Paris
    Barricade de la rue d'Allemagne et de la rue Sébastopol, 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

    Après une tentative échouée de reprise de la capitale, le chef du gouvernement Adolphe Thiers ordonne le départ des troupes et des fonctionnaires, et s'enfuit à Versailles. Ici, l’ancienne rue d’Allemagne devenue l’avenue Jean-Jaurès dans l’actuel 19e arrondissement.

  • Barricade de l'entrée du Faubourg Saint-Antoine, place de la Bastille, 18 mars 1871, à Paris
    Barricade de l'entrée du Faubourg Saint-Antoine, place de la Bastille, 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

    Une assemblée communale républicaine élue avec 40% des électeurs parisiens inscrits sera aux affaires une cinquantaine de jours, en pleine guerre civile. Ici , l'entrée du Faubourg Saint-Antoine, vers place de la Bastille, dans l’actuel 11e arrondissement.

  • La colonne Vendôme abattue par les insurgés le 16 mai 1871. Photo : Alphonse Justin Liébert (1827-1914).
    La colonne Vendôme abattue par les insurgés le 16 mai 1871. Photo : Alphonse Justin Liébert (1827-1914). — Alphonse Justin Liébert / CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet

    Le 16 mai la colonne impériale Vendôme, « symbole de force brute et de fausse gloire » aux yeux des communards, est abattue sous les applaudissements.

  • Barricade place de la Concorde. Paris (VIIIème arr.). Photographie d'Auguste-Hippolyte Collard (1812-1887).
    Barricade place de la Concorde. Paris (VIIIème arr.). Photographie d'Auguste-Hippolyte Collard (1812-1887). — Auguste-Hippolyte Collard / CC0 Paris Musées / musée Carnavalet

    L'assemblée de la Commune de Paris proclame la séparation de l'Eglise et de l'Etat, abolit la conscription militaire, proclame la gratuité de l'enseignement laïc et obligatoire en primaire et des bourses d'Etat pour le secondaire, ouvre des écoles professionnelles aux filles. Ici, la place de la Concorde dans l'actuel 8e arrondissement.

  • Barricade du passage Raoul, Boulevard Richard-Lenoir, le 18 mars 1871, à Paris
    Barricade du passage Raoul, Boulevard Richard-Lenoir, le 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

    Tout n'est pas appliqué, par manque de temps, et tout n'est pas rose sous les coups de boutoir conjugués des Versaillais et des Prussiens aux portes de Paris, ajoutés aux divisons politiques au sein de la Commune. Ici, la barricade du passage Raoul, Boulevard Richard-Lenoir dans l'actuel XIe arrondissement.

  • La Commune de Paris. Place de l'Hôtel-de-Ville, barricade du pont d'Arcole. Paris (IVème arr.). Photographie d'Hippolyte Blancard (1843-1924).
    La Commune de Paris. Place de l'Hôtel-de-Ville, barricade du pont d'Arcole. Paris (IVème arr.). Photographie d'Hippolyte Blancard (1843-1924). — Hippolyte Blancard / CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet

    Le 21 mai, les troupes versaillaises entrent dans Paris, c'est le début de la « semaine sanglante », ses combats de rue déséquilibrés et ses exécutions sommaires. Le 28, 147 défenseurs de la Commune sont exécutés devant le mur des fédérés du cimetière du Père-Lachaise et jetés dans une fosse commune. Ici, place de l'Hôtel-de-Ville, la barricade du pont d'Arcole dans l'actuel 4e arrondissement.

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Barricade de la rue Lafayette et du Faubourg Saint-Martin, 18 mars 1871, à Paris
    Barricade de la rue Lafayette et du Faubourg Saint-Martin, 18 mars 1871, à Paris — CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

    Selon les historiens, la répression de la Commune a fait de 6.500 à 20.000 morts. Ici, Barricade de la rue Lafayette et du Faubourg Saint-Martin, actuellement vers le métro Louis Blanc dans le 10e arrondissement de Paris.

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