Paris redevient un tube de l'été pour les touristes

Hélène Colau

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L'Opéra a été très visité cet été.
L'Opéra a été très visité cet été. — Vincent Wartner / 20 Minutes

«C'est une très bonne année, où tout joue dans le bon sens », se réjouit Paul Roll, le directeur de l'Office du tourisme et des congrès de Paris (OTCP). En juillet, les hôtels ont affiché un taux d'occupation de 87,2 %. « C'est l'un des taux les plus élevés pour un mois de juillet », souligne Thomas Deschamps, responsable de l'observatoire de l'OTCP. Le retour de fidèles qui boudaient Paris ces dernières années, dont les Britanniques (+ 7,9 %) et les Américains (+ 14,6 %), y est pour quelque chose. Parallèlement, de nouveaux marchés se développent, comme l'Asie (+ 11,7 %) et le Moyen-Orient (+ 19,6 %). Le comité régional du tourisme Paris Ile-de-France nuance cependant ce bon bilan, notant une activité touristique en baisse au mois d'août.

Un taux de change intéressant
Plusieurs facteurs ont joué en faveur de Paris cet été, à commencer par le cours des devises. « Le taux de change est intéressant pour les Britanniques, les Américains, les Japonais et les Chinois », explique Paul Roll. Par ailleurs, la capacité hôtelière progresse : 1 700 chambres ont été créées à Paris depuis 2008 et 4 000 autres devraient ouvrir d'ici à 2018. Côté activités, les visites culturelles séduisent toujours la clientèle internationale. Au premier semestre, les visites de l'Opéra de Paris ont augmenté de 13,7 %, celles de l'Orangerie de 29 % et celles de la Tour Montparnasse de 46,8 %. En revanche, la tour Eiffel, privée de l'un de ses ascenseurs jusqu'à début août, a vu sa fréquentation baisser de 15 %. Enfin, Paris reste la première destination shopping mondiale si l'on en croit le volume d'achats détaxés. Une activité particulièrement prisée par les touristes chinois, russes, japonais, brésiliens et américains.

Perspectives

Selon l'OTCP, l'année 2012 devrait se finir en beauté avec une fréquentation en hausse de 1,5 % par rapport à 2011. En 2030, 21 millions de touristes pourraient visiter la capitale, soit une augmentation de 38 % en vingt ans.