Les «passe-murailles» ont encore frappé à Paris

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La police les surnomme les « passe-murailles » ou « perce-murailles ». Ces malfaiteurs ont de nouveau sévi le week-end dernier dans la capitale. En passant par l'escalier menant à la cave de l'immeuble mitoyen, ils ont percé le mur d'une bijouterie, rue Réaumur (3e) et volé pour un montant indéterminé de marchandise et d'argent liquide. Les murs d'un magasin d'accessoires de mode, rue du Caire (2e) et d'un magasin de mode, boulevard Montmartre (2e) ont aussi été perforés, mais pour des butins moindres : 150 e dans un cas et rien dans l'autre.

« On assiste à une série », admet la police judiciaire parisienne. Depuis avril, une quinzaine de vols ont été commis avec ce procédé dans différents arrondissements (1e, 3e, 9e, 10e, 15e) et aussi en banlieue (Aulnay-sous-Bois et Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis). Les bijouteries sont la cible principale. « Des magasins de quartier », pas des boutiques de luxe. Les préjudices vont d'un fond de caisse de 150 e à 300 000 e en valeur marchande. Plusieurs magasins d'informatique et bars-tabacs ont également été victimes de cette méthode. « Ils savent où ils percent, et ont certainement des filières d'écoulement », explique-t-on à la PJ. Reste une question à élucider : y a-t-il une seule équipe à l'oeuvre ou plusieurs ?

Sophie Caillat

Ces cambriolages se produisent toujours la nuit et au cours du week-end. Parfois, les voleurs sont surpris par une alarme mais ils savent en neutraliser les hurleurs.