Seine-Amont : l'Etat prend la main sur l'aménagement

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L'Etat se penche sur le cas de douze villes du Val-de-Marne. Cet après-midi, l'opération d'intérêt national (OIN) de Seine-Amont-Orly -Rungis (voir infographie) sera lancée par le ministre délégué à l'Aménagement du territoire, Christian Estrosi. Cette procédure concernera bientôt deux autres secteurs stratégiques d'Ile-de-France, Seine-Aval dans les Hauts-de-Seine et Massy-Palaiseau-Yvelines. La région y est « hostile, car elle consiste pour le gouvernement à prendre le pas sur les élus locaux ». « Faux » , répond le sous-préfet de L'Haý-les-Roses, Didier Montchamp, qui rappelle que « le conseil d'administration du futur établissement public d'aménagement de Seine-Amont sera composé à 60 % d'élus locaux ».

L'un des enjeux de ce territoire sera « le rééquilibrage est-ouest », « car il faut des pôles d'activité structurants, en dehors de Paris et de la Défense », estime la région. Des pôles d'excellence sur la santé, l'énergie ou les sports et loisirs y seront créés. Seine-Amont a aussi pour ambition de devenir un modèle d'urbanisme environnemental. Question transports, il faudra améliorer les traversées de Seine et construire de nouveaux ponts. Il est aussi prévu d'améliorer les dessertes des RER C et D.

Magali Gruet