Parties de cache-cache entre les malfaiteurs et les forces de l'ordre

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Les délinquants s'adaptent aux méthodes de la police. « Il y a quelques années, les vols à la portière étaient nombreux à Paris. Nous avons engagé beaucoup d'effectifs pour interpeller ces individus. Du coup, ils se sont dit que c'était plus avantageux de faire dix voitures pour 500 € en banlieue plutôt qu'une seule pour 1 000 € à Paris, vu les risques qu'ils prenaient », explique un policier. Conséquence, les vols à la portière se sont déportés en proche couronne. C'est le même principe pour les vols de colliers. « Les faits commis ont, semble-t-il, baissé dans le périmètre où nous sommes mobilisés. Mais les délinquants ont compris le manège et vont plus loin. Certains ont repéré nos voitures », complète un membre de la CSI. Les policiers parviennent à conserver une longueur d'avance grâce à la vidéoprotection. Pour l'heure, 660 caméras sont opérationnelles dans la capitale, sur plus de mille prévues. « Elles nous permettent de faire de bonnes affaires, car les délinquants ne les ont pas encore repérées », assure un vidéopatrouilleur. Un brin fataliste, il ajoute : « Jusqu'à quand ? ».W. M.