Francis Clinckx : «Une réforme d'ici deux ou trois ans»

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Interview de Francis Clinckx, rapporteur de la commission des Transports du Conseil économique et social d'Ile-de-France (CESR).

Le système de tarification des transports en commun est-il encore efficace ?

Le système en zonage circulaire n'est plus adapté aux déplacements de banlieue à banlieue, qui représentent aujourd'hui 70 % des déplacements des Franciliens.

Que faut-il faire ?

Des études sont en cours pour mettre en place une réforme. Elle aboutira d'ici deux ou trois ans. Ce qui est le plus probable, c'est le remplacement du système à huit zones par un autre à trois zones.

Pourquoi est-ce si long à mettre en place ?

Parce qu'il faut encore mieux analyser les demandes de déplacement. Ensuite, il faudra établir de nouveaux titres de transport, réfléchir au système de contrôle de ces titres. Enfin, l'offre de transport doit suivre. La tarification n'est qu'un élément d'une politique globale sur vingt ans.

Comment financer un nouveau système à trois zones ?

Par l'impôt. La région s'est engagée à ne pas augmenter le prix des billets au-delà de l'inflation ; la part supportée par l'entreprise est déjà importante. Où se situe donc la marge de manoeuvre si ce n'est sur les financements publics ?

Vous auriez préféré augmenter la part des usagers ?

Au CESR, nous étions favorables à une augmentation du prix des transports au niveau des coûts de production, qui se situent deux points au-dessus de l'inflation. La région a dit non. En vue d'améliorer la qualité des transports, c'est dommage de se priver d'une ressource supplémentaire.

Propos recueillis par M. B.