Tolérance zéro sur les aires de livraison

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La place de livraison n'est pas une place de stationnement. Une donnée que la Ville de Paris compte inculquer coûte que coûte aux automobilistes, qui occupent illégalement 47 % des aires destinées au chargement de marchandises. Une toute nouvelle charte, adoptée hier, va instaurer l'utilisation à partir de janvier 2007 d'un disque horaire de trente minutes, distribué uniquement aux commerçants et aux transporteurs. Il permettra aux policiers de distinguer plus facilement ceux qui livrent des tricheurs. « Aujourd'hui, aucune règle ne dicte le temps maximal que l'on peut passer sur une aire. L'abus est laissé à l'entière appréciation des policiers, ce qui ne facilite pas leur travail », estime Denis Baupin, adjoint (Verts) chargé des Transports. Les amendes pourront donc tomber beaucoup plus systématiquement.

Ce dispositif sera couplé avec une mesure environnementale : de 7 h à 17 h, seuls les petits camions pourront livrer. De 17 h à 22 h, seuls les moins polluants seront acceptés. Et les gros engins devront travailler la nuit, « mais attention au bruit », prévient la charte. Reste à déterminer si certaines places pourront tout de même être utilisées par des particuliers, pour déménager par exemple.

Mais l'équipe municipale ne s'arrête pas là et regarde déjà du côté des villes de province pour glaner des idées. « A Lyon, on teste des capteurs qui déclenchent une lumière rouge quand un véhicule est stationné depuis plus de trente minutes, se réjouit Denis Baupin. On cherche les meilleures options, pour ensuite proposer une loi qui harmoniserait tout ça. »

Magali Gruet