Après l'agression à Bagneux, des lignes de bus en grève

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La question de la sécurité dans les transports refait surface après une agression. Un chauffeur de bus de la RATP a été grièvement blessé hier à Bagneux (Hauts-de-Seine), après avoir reçu un coup de couteau. L'agression a eu lieu vers 9 h, sur la ligne 388, à hauteur de l'avenue Paul-Vaillant-Couturier. La victime, blessée au côté droit, a été transportée à l'hôpital mais ses jours ne sont pas en danger. Pour l'heure, ni l'identité de l'agresseur, qui a pris la fuite, ni les motifs de son geste ne sont connus.

En signe de solidarité, les conducteurs de trois lignes parisiennes (58, 68 et 89) ainsi que « quatorze lignes de banlieue » qui desservent principalement les portes de Saint-Cloud, d'Orléans et de Vanves ont débrayé hier. Une grève qui, selon la CGT-RATP, pourrait durer. D'autant que, selon le syndicat, les conditions de travail des chauffeurs sont de plus en plus difficiles. « On demande au machiniste de tout faire seul : renseigner les voyageurs, faire respecter les règles de conduite à bord, interpeller ceux qui ne valident pas leur ticket. Mais la répression n'est pas son rôle, le contrôle des titres de transport non plus », explique Pierre de Larquier, membre du bureau CGT-Bus de la RATP.

A la Régie, on insiste sur le fait que l'agression est «un acte lâche et gratuit », qui n'a rien à voir avec une quelconque attitude répressive. « L'homme a spontanément présenté sa Carte orange, avant de s'asseoir. Lors de l'agression, il n'y a pas eu dialogue avec le chauffeur », souligne Philippe Martin, directeur général adjoint de la RATP. L'enquête a été confiée au commissariat local.

Aymeric Janier