L'abus de «18» nuit à la santé

POMPIERS Ils dénoncent les appels injustifiés...

Oihana Gabriel

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Ils reçoivent 6 000 appels par jour.
Ils reçoivent 6 000 appels par jour. — A. GELEBART/20 MINUTES

Des confessions, insultes ou bruits de métro… On entend de tout au «18». Et pas toujours un appel à l'aide justifié. Les sollicitations abusives restent un problème récurrent pour les numéros d'urgence 18 et 112, ce qui conduit les pompiers et la Mairie de Paris à lancer mercredi une nouvelle campagne de sensibilisation.

Une urgence vitale

Les 880 affiches exposées jusqu'au 1er mai rappellent que les abus nuisent aux urgences. A Paris et en petite couronne, sur 1,6 million d'appels, seuls 500.000 ont conduit à une intervention en 2011. Sur dix ans, ces fausses alertes auraient baissé de 50%. Pour Xavier, au téléphone lundi, un tiers des appels sont des «pollutions sonores» comme un portable qui se déclenche seul. «Tous les jours, des gamins nous insultent au téléphone. Ce matin, c'était un enfant de 6 ans. Mais je rappelle pour prévenir les parents.»

Autre souci, les interlocuteurs qui préfèrent solliciter les pompiers pour un bobo ou des clés introuvables plutôt que d'attendre pendant des heures SOS Médecins ou un serrurier. «Les gens se disent que c'est simple, rapide et gratuit, explique le colonel Malié. Mais parfois ces fausses alertes retardent une aide vitale.»