Des parkings aux HLM, les points essentiels

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Les grandes règles érigées par le plan local d'urbanisme portent sur cinq points principaux, qui devraient rester inchangés à l'issue du vote aujourd'hui.

n Limitation de la hauteur des immeubles Selon les quartiers, la hauteur des immeubles nouvellement construits est limitée à 18, 25, 31 et 37 m. Le plafond des hauteurs n'est donc pas augmenté par rapport à la réglementation précédente. Le coefficient d'occupation des sols reste à 3, c'est-à-dire qu'il est possible de construire jusqu'à 3 m2 sur 1 m2 de terrain.

n 25 % de logement social dans les nouveaux projets Ce taux devra impérativement être respecté lors des projets de construction de plus de 1 000 m2. Le PLU recommande de construire des logements sociaux principalement à l'Ouest, pour « rééquilibrer le territoire », les arrondissements de l'Est en abritant déjà la majeure partie (voir carte).

n Protection de 8 900 nouveaux bâtiments Le PLU intègre une « Protection Ville de Paris » sur 4 600 gares, cours d'immeubles ou théâtres, tandis que 4 300 autres bâtiments bénéficient d'un « signalement », car ils « présentent un intérêt patrimonial ». Les bâtiments des xixe et xxe siècles sont directement concernés, car, selon la Ville, ils sont sous-représentés dans les monuments historiques. Cette mesure pourra être contournée juridiquement.

n Préservation du petit commerce sur 253,7 km de voies Le changement de destination des locaux commerciaux et artisanaux en rez-de-chaussée y est interdite. Une boulangerie devra impérativement être remplacée par un commerce de bouche.

n Une place de parking pour deux logements Les promoteurs immobiliers auront désormais l'obligation de construire une place de parking pour 100 m2 de logement, contre une pour 70 m2 auparavant, afin de lutter contre la voiture. Ce ratio s'appuie sur le constat qu'un ménage parisien sur deux possède une auto. Cependant, rien n'empêche les promoteurs d'en construire plus.

M. G.

Dans les bois de Vincennes et de Boulogne la protection a été renforcée par rapport au précédent plan d'occupation des sols et les activités ne seront possibles que sur un espace très réduit. Désormais, 1 428 jardins privés – soit 238,5 ha – sont protégés.