Une évaluation des lycées pleine de surprises

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Détrônés, les célèbres Henri-IV, Louis-le-Grand ou Janson-de-Sailly… Le résultat des évaluations du ministère de l'Education nationale pour l'année 2011, publié ce mercredi sur Internet*, fait la part belle à des lycées moins renommés. La raison ? La mise en avant du critère de la « valeur ajoutée ». C'est-à-dire la capacité d'un lycée à faire progresser ses élèves pour les mener jusqu'au baccalauréat, par rapport aux établissements équivalents de l'académie.
Dans l'académie de Paris, le champion de la « valeur ajoutée » est le lycée Sinai, dans le 18e arrondissement, avec une valeur ajoutée de + 12. Médaille d'argent, un autre établissement privé, le lycée Beth Hanna, dans le 19e. Troisième de l'académie, le lycée public Elisa-Lemonnier, dans le 12e. Du côté de l'académie de Créteil, ce sont trois lycées publics qui affichent les meilleurs résultats : Nicolas-Joseph-Cugnot à Neuilly-sur-Marne (+ 17), Louise-Michel à Bobigny (+ 14) et Liberté à Romainville (+ 13). Public et privé se partagent le podium dans l'académie de Versailles. Le numéro un de la « valeur ajoutée » est le lycée Romain-Rolland de Goussainville (+ 12), devant, à égalité, les lycées Torat-Emet à Sarcelles, Léonard-de-Vinci à Saint-Witz, Galilée à Gennevilliers et Ozar Hatorah à Sarcelles, tous à + 11.Claire Friedel

« Valeur ajoutée »

Pour l'Education nationale, la « valeur ajoutée » est le critère « le plus important ». Elle se calcule en faisant la différence entre les résultats attendus et les résultats obtenus. Par exemple, les résultats attendus du lycée Romain-Rolland de Goussainville étaient de 68 % de réussite au bac. Il a obtenu 80 %, soit une « valeur ajoutée » de + 12.