Asphyxiée, Grigny réclame des sous

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Qu'ils obtiennent ou non un rendez-vous avec Jean-Louis Borloo, ils seront deux cents devant le mnistère de la Ville aujourd'hui à 14 h. Réunis en collectif, les élus, responsables associatifs et employés municipaux de Grigny, la plus jeune et la plus pauvre des communes de l'Essonne, ne désarment pas. Depuis trois mois, ils multiplient les pétitions et lettres au gouvernement comme à la préfecture.

Leur objectif ? Récupérer les 900 000 e de subventions perdus avec la réforme des politiques de la ville en 2005, pour boucler le budget 2006. « Depuis deux ans, nos subventions municipales sont passées de 5 000 à 2 000 e . En plus, en 2005 nous n'avons touché cet argent qu'à l'automne. En attendant, il a fallu improviser. Et le même scénario va se répéter cette année », explique Abdelhak Eddouk, président de l'Association familiale de Grigny. Forte de trois salariés, cette structure, qui fait du soutien scolaire auprès de cent cinquante enfants ne peut, faute d'argent et de locaux, en aider d'avantage.

« Au-delà du débat sur les chiffres, Grigny est une ville particulière, qui nécessite des moyens sur le long terme », insiste Claude Vasquez, son maire communiste. C'est donc 2,6 millions d'euros qui sont réclamés pour mener à bien les projets de la ville. Et elle en a bien besoin avec 90 % de ses habitants vivant en Zones urbaines sensibles. Equipements collectifs, fonds socioculturel, personnel municipal et associatif, tout manque...

Cédric Morin

En l'état actuel du budget et si le collectif n'obtient rien, seules sept familles pourront partir en vacances grâce à la mairie cet été. La ville compte pourtant près de 25 000 habitants.