Grâce aux bus, l'Essonne décongestionne

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C'est une première en Europe. Après 15 ans de gestation, la gare autoroutière de Briis-sous-Forges, dans l'Essonne, accueillera ce matin ses premiers voyageurs. « En 1990, personne ne croyait à ce projet. La principale difficulté a été d'adapter le code de la route pour permettre des arrêts de bus de chaque côté de l'A 10 », explique enthousiaste son initiateur, Christian Schoettl, président de la communauté de communes du pays de Limours.

Située au milieu des champs, cette gare n'a rien à envier au modernisme des stations de la ligne de métro 14 : ascenseurs pour personnes handicapées, vidéosurveillance, portes vitrées automatiques entre le quai et la route... Mais aussi un parking gratuit de 120 places que les voyageurs rejoindront soit en voiture, soit via des navettes qui passeront par de nombreux villages, soit, bientôt, par des pistes cyclables. Ensuite, et en moins de vingt minutes, les bus rejoindront la gare RER-TGV de Massy ou la zone industrielle de Courtaboeuf et ses mille entreprises. Avec un départ toutes les six minutes aux heures de pointe, ces deux nouvelles lignes permettront de désengorger les routes départementales sans entraîner l'urbanisation qu'aurait générée la création d'une sortie sur l'A 10.

Reste à savoir si les automobilistes joueront le jeu. Les prévisions tablent sur 400 à 500 passagers par jour. Mais d'ores et déjà d'autres lignes sont à l'étude, notamment une liaison avec la ville d'Arpajon.

Cédric Morin

La gare représente un investissement de six millions d'euros financé par l'Etat, les collectivités territoriales et locales. Pour les voyageurs, il suffira de se munir d'une carte orange ou d'un ticket de métro.