Conflits sociaux en série à la Mairie

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La fronde s'étend à Paris. Après les personnels de la petite enfance et les éboueurs, c'est au tour des personnels des piscines municipales de se mettre en grève.

La municipalité tente de réduire la portée de ces mouvements. « C'est toujours la même intersyndicale qui appelle à la grève, dans des secteurs à grosse visibilité médiatique. Mais une minorité d'agents y participe », estime François Dagnaud, adjoint au maire chargé des Ressources humaines, qui voit les difficultés comme « un contre-coup de la politique gouvernementale ».

Pour les crèches et depuis plus de deux semaines, les revendications de créations de postes ne sont pas entendues par la Mairie, qui dit vouloir proposer demain aux syndicats un document écrit « avec des avancées pour les effectifs présents ».

Chez les éboueurs, on réclame une amélioration du déroulement de carrière, qui se traduirait par des hausses de salaires. Les 35 % de grévistes hier contre 47 % le premier jour font espérer à la Mairie que le « conflit va décroître ». Sauf que la CGT, majoritaire, est offensive : « On se moque de nous. Certains éboueurs étaient plus heureux sous Chirac et Tiberi, y compris socialement. »

Et les piscines s'y mettent : uniquement les maîtres nageurs demain, comme dans toute la France. Les autres personnels jeudi, à l'appel de FO. Exigeant qu'on leur paye les jours fériés en heures supplémentaires.

Michaël Hajdenberg

Selon la Mairie, la collecte était assurée hier à 99 %, grâce à une réorganisation du travail et au recours au secteur privé. « Un recours pas bienvenu de la part d'un maire de gauche et qui coûte cher », selon la CGT.