A Paris, les ordures risquent de rester sur le trottoir

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Les mouvements sociaux s'enchaînent à la Mairie de Paris. Après les directrices de crèche, en grève à trois reprises depuis deux mois, et les psychologues, qui protestaient il y a quelques semaines contre leurs conditions de titularisation, les éboueurs parisiens ont décidé d'observer une grève illimitée à partir d'aujourd'hui. Motif du mouvement, lancé par trois syndicats : des revendications sur les salaires, la protection sociale et les conditions de travail. Ils pointent notamment un manque d'effectifs et de matériel. Ils ont été reçus le 18 mai par le service des ressources humaines de la Ville, en vain. Pour François Dagnaud, adjoint chargé des Ressources humaines, ce mouvement « n'est pas justifié, surtout qu'un accord améliorant leur déroulement de carrière a été signé il y a deux ans. L'encre n'est pas encore sèche qu'ils profitent de leur pouvoir de nuisance pour réclamer encore plus ! » Il estime par ailleurs que les éboueurs parisiens possèdent « le régime le plus favorable des ouvriers de la Ville de Paris » et que « les efforts iront à d'autres professions ». Au sujet du personnel de la petite enfance, qui a reconduit à deux reprises des mouvements de grève et qui sera reçu par ses services demain matin, François Dagnaud considère qu'« un vrai malaise s'exprime dans certains établissements, mais il n'est pas généralisé. Les effectifs ne sont pas en cause, il faut réorganiser les méthodes de travail ».

Magali Gruet

Le ramassage des ordures dans les 1er, 4e, 7e, 10e, 11e, 13e, 15e, 18e et 20e arrondissements étant assuré par des sociétés privés, il ne devrait pas être perturbé aujourd'hui. Ailleurs, l'ampleur du mouvement ne pourra être connue qu'« au moment de la prise de service des agents », indique la Ville.