Les crèches en pleine croissance

ENFANCE Bertrand Delanoë inaugure ce mercredi la 2.000e place créée à Paris depuis 2008...

Hélène Colau

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Illustration crèche.
Illustration crèche. — WITT/SIPA

Ce mercredi matin, le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, doit symboliquement inaugurer la 2.000e place en crèche créée depuis sa réélection, en 2008. Depuis 2001, il se targue d'en avoir ouvert 7.800. «D'ici à 2014, nous voulons en ouvrir 2.500 autres», assure l'adjoint (EELV) chargé de la petite enfance, Christophe Najdovski. Jusque-là, il explique avoir procédé à un travail de «rééquilibrage» en privilégiant les 13e, 15e, 18e, 19e et 20e arrondissements, «où beaucoup de familles s'installent».

Les besoins augmentent

Pour cette mandature, l'investissement prévu est de 400 millions d'euros. L'effort ne suffit pourtant pas forcément à contenter tous les Parisiens, pour qui oebtenir une place en crèche semble parfois mission impossible. En effet, sur 75.000 enfants de moins de 3 ans à Paris, seuls 31.000 peuvent aujourd'hui être accueillis en crèche. Les autres parents sont contraints de se tourner vers des solutions plus coûteuses, comme les auxiliaires parentales à domicile (10.800) ou les assistantes maternelles (5.800).

«Paris est victime de son succès, se justifie Christophe Najdovski. La crèche y est plébiscitée: le taux d'accueil en structure collective y est de 40% contre 15% dans le reste de la France, où les parents n'essaient même plus d'obtenir une place.» En tentant de répondre à cette forte demande, la Mairie se heurte à des problèmes de foncier, notamment dans les arrondissements centraux, et parfois même de voisinage. «Un projet dans le 13e n'aboutit pas depuis dix ans parce qu'il faut reloger des habitants, un autre dans le 16e est bloqué par des riverains», soupire l'adjoint. Il annonce néanmoins 2.500 nouvelles places à Paris d'ici à 2014. «Pour la fin de la mandature, on va mettre le paquet sur les 12e, 14e, 16e, 17e et 18e», précise-t-il.

Personnel diplômé

L'été dernier, le collectif de parents «SOS crèches en détresse» dénonçait le manque de personnel qualifié. 126 recrutements ont été effectués depuis. «Cela correspond aux postes en carence, approuve Nathalie Brucher, du collectif. Si on arrive à 250, comme promis, ce sera formidable.»