Recul de la délinquance à Paris

SÉCURITÉ préfet de police a présenté hier le bilan 2011 de la délinquance dans l'agglomération...

Hélène Colau

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Les braquages de bijouteries (ici dans le 8e en avril dernier) se sont faits plus rares en 2011.
Les braquages de bijouteries (ici dans le 8e en avril dernier) se sont faits plus rares en 2011. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

«Pour la première fois, en 2011, la délinquance a baissé dans les quatre départements», à savoir Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, s'est félicité hier Michel Gaudin, le préfet de police de Paris.

En un an, la délinquance générale a baissé de 1,52% dans l'agglomération et la délinquance de proximité (vols, vols à main armée, cambriolages) de 5,2%. Le taux d'élucidation des affaires par la police est lui aussi en hausse, à 35,2 % contre 34,1 % en 2010 et moins de 20% en 2001. Ces «excellents résultats», selon le préfet de police, s'expliquent notamment par la création l'an dernier de 26 périmètres de sécurité renforcée et d'une nouvelle brigade spécialisée de terrain à Belleville.

Cambriolages en hausse

A Paris, la tendance est encore plus nette: la délinquance a baissé de 2,13% et celle de proximité, de 6,9%. Point noir, les violences à caractère sexuel ont explosé (+ 10% en un an). « Mais les plus graves, c'est-à-dire les viols, ont diminué de 2% », nuance le préfet de police.

Autre inquiétude, la forte augmentation du nombre de cambriolages dans la capitale (+ 2,2% ; + 19,6% pour les résidences principales). « Nous avons identifié un certain nombre de cambrioleurs d'habitude et nous recourons désormais systématiquement à la police technique et scientifique, explique Michel Gaudin. Il y a une lueur d'espoir, puisque les choses s'arrangent un peu depuis deux mois. »

En 2012, la préfecture de police placera donc ces sujets parmi ses priorités. Mais aussi tous les délits sur la voie publique, car «les Parisiens sont sensibles à ce qu'ils voient, rappelle le préfet. Par exemple les vendeurs à la sauvette à Barbès ou à la tour Eiffel.» Enfin, face à l'explosion de la délinquance des mineurs (+ 13% à Paris), la préfecture de police croit beaucoup au suivi individualisé des jeunes, amorcé l'an dernier. «Ces mineurs n'ont rien à faire avec la police, et nous avons convaincu le Maire de Paris d'y travailler.»