Delanoë lorgne sur l'hippodrome d'Auteuil

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Bertrand Delanoë n'a pas eu besoin de jumelles pour avoir des vues sur les trois hippodromes parisiens, tous liés à la Mairie par une convention d'occupation domaniale. Après avoir un temps envisagé de fermer l'un d'entre eux, le maire, qui dit avoir depuis compris leurs spécificités, n'a pas renoncé à augmenter leurs redevances. Surtout, il a révélé hier que l'hippodrome d'Auteuil n'avait pas forcément besoin de toute sa superficie actuelle et qu'il avait entamé des négociations pour en récupérer 12 hectares afin d'y installer d'autres infrastructures sportives.

Ce nouveau chantier vient s'ajouter à l'annonce récente d'un nouveau stade pour le rugby et son club, le Stade Français, avant 2012. Toujours à Jean-Bouin (16e), mais en plus grand, avec 20 000 places au lieu des 10 000 actuelles dans un stade jugé vétuste. C'est la tribune qui fait face au Parc des Princes qui pourrait être agrandie. La solution Charlety a été écartée car il aurait fallu sacrifier la configuration athlétisme au profit du seul rugby.

Enfin, Roland-Garros continue de semer la discorde. La Fédération française de tennis, pour agrandir le site, lorgnerait sur le stade Georges-Hébert (16e). Mais le député de la circonscription, Claude Goasguen (UMP), a semblé hier surpris et pas franchement emballé par l'idée.

M. H.