« Si on m'attaquait, ce serait la déroute, je devrais vendre »

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Alain, 66 ans
Retraité
« Je loue ma résidence principale, un trois-pièces de 45 m2 à Paris acheté il y a quatre ans avec toutes mes économies, environ une semaine par mois. Pendant ce temps-là, avec mon épouse, nous logeons chez ma fille. J'ai été très surpris de découvrir que je risquais une condamnation. Ma retraite s'élève à 1 100 € par mois, il est difficile de rester à Paris dans ces conditions. Comme je suis Parisien de naissance et que je ne veux pas partir, la location de mon appartement est la meilleure solution que j'ai trouvée. Elle me rapporte entre 700 et 1 000 € par mois.
Cela demande du travail : nous devons accueillir les locataires, nous occuper du linge… je ne suis pas un spéculateur ! Si je recevais un courrier de la Mairie, ce serait la déroute totale. Je serais obligé de vendre. J'ai l'impression de subir une injustice, car ce que je fais n'est pas plus indécent que de vivre seul dans 150 m2 en partant en vacances six mois par an. »Recueilli par H. C.