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Paris

La glissière mobile de l'A4 pourrait faire école

Six mois après sa mise en service, la glissière mobile du tronc commun A4-A86 est un succès

Six mois après sa mise en service, la glissière mobile du tronc commun A4-A86 (Val-de-Marne) est un « réel succès » pour la direction régionale de l'équipement, qui envisage de l'installer sur une vingtaine de points noirs en Ile-de-France. Ce dispositif unique en France, qui vise à ouvrir la bande d'arrêt d'urgence à la circulation en cas d'affluence, a permis aux automobilistes de réduire leur temps de trajet entre Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et Paris de 40 à 30 minutes, sur ce qui était auparavant considéré comme le plus gros bouchon d'Europe.

Une performance réalisée malgré 1 000 voitures supplémentaires par heure sur le tronçon commun aux deux autoroutes, long de deux kilomètres. «Comme nous avons amélioré la fluidité, davantage de voitures s'y sont engouffrées », commente François Poupart, directeur du service interdépartemental de la sécurité et de l'exploitation de la route. Les encombrements se sont toutefois déplacés à la porte de Bercy (12e), où les automobilistes perdent cinq minutes de plus. « Si nous résolvions le problème à la porte de Bercy, les bouchons se déplaceraient sur le pont d'Austerlitz », affirme François Poupart. Côté sécurité, aucun accident lié à l'ouverture de la glissière n'est à déplorer.

Ce dispositif devrait « servir d'exemple ». La direction régionale de l'équipement planche actuellement sur une liste de vingt sites qui pourraient accueillir un tel équipement « pour fluidifier la circulation, mais aussi à des fins sécuritaires » d'ici à 2014 ou 2015. Une telle barrière permet en effet de canaliser les voitures à l'entrée des tunnels, pour assurer la fluidité de la circulation à l'intérieur. « C'est une utilisation à laquelle nous n'avions pas pensé, explique François Poupart, mais elle nous est très utile dans le tunnel de l'A86. » Lorsque la vitesse passe en dessous des 15 km/h, la barrière se referme, ce qui crée ainsi intentionnellement un bouchon en amont, mais améliore les conditions de sécurité dans le tunnel. Parmi les sites étudiés pour accueillir une glissière sont cités les tunnels de Thiais, de la Défense ou de Saint-Denis.

Magali Gruet

La police a dû intervenir à plusieurs reprises pour déloger des conducteurs de camion qui s'étaient arrêtés durant la nuit sur la bande d'arrêt d'urgence pour y dormir.