Sida: Des jeunes franciliens moins bien informés et qui se protègent moins qu'avant

SANTE Une étude sur les comportements face à la maladie a été réalisée...

Magali Gruet

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Des tubes de sang dans un centre de depistage du sida, anonyme et gratuit, à Paris.
Des tubes de sang dans un centre de depistage du sida, anonyme et gratuit, à Paris. — DURAND FLORENCE/SIPA

Que savent les Franciliens des modes de transmission du VIH, se protègent-ils, et si non, pourquoi? C'est pour répondre à ces questions que l'observatoire régional de la santé publie ce lundi un rapport.

Utiliser un préservatif, un acte banal

Si son utilisation est devenue banale pour les trois quarts des Franciliens, en nette évolution depuis 1994, l'efficacité du préservatif pour empêcher la transmission du virus est en revanche remise en cause. Depuis 1998, la proportion de Franciliens qui lui font confiance diminue, notamment chez les jeunes.

Les vieux clichés persistent

Les Franciliens sont encore 21% à croire que l'on peut attraper le VIH par une piqûre de moustique, 13% à penser que l'on court ce risque en utilisant des toilettes publiques et 6% que l'on peut être contaminé en buvant dans le verre d'une personne qui l'est. Et pour la première fois en 2010, ce sont les jeunes Franciliens, de 18 à 30 ans, qui sont les moins bien informés sur ce point.

Les Franciliens font davantage le test

Ils sont 20% à avoir déclaré avoir effectué un test de dépistage au cours des douze derniers mois. Les hommes sont notamment passés de 11% à 20% entre 2004 et 2010, tous âges confondus. Une hausse est également remarquée chez les Franciliennes de plus de 45 ans, même si les moins de 30 ans restent les plus nombreuses à avoir effectué un test.

Encore de nombreux irréductibles

Parmi ceux et celles qui ont eu de nouveaux partenaires dans l'année précédente, 16% des Francilien(ne)s déclarent ne pas avoir utilisé de préservatif. Un chiffre très variable selon les années (12% en 1998, 30% en 2001) qui s'explique en partie par la diffusion ou non de campagnes de prévention.

Des jeunes à convaincre

Principal enseignement de cette étude, les jeunes sont moins bien informés et se protègent moins que les années précédentes. L'observatoire de la santé recommande de mettre en place une communication ciblée.