Formés aux risques des attentats

— 

Avant d'être des soldats du feu, les sapeurs-pompiers de Paris sont des militaires placés sous l'autorité du préfet de police. Ce statut a permis de revoir leurs missions. Après les attentats de Londres et de Madrid, l'Etat-major a doté la brigade d'une cellule mobile d'intervention biologique et d'une compagnie NRBC (nucléaire, radiologique, biologique ou chimique). Aujourd'hui, elle est capable de gérer quatre attentats simultanés dont un d'origine biologique. « Nous devons consolider notre capacité à faire face à toutes les formes de risques majeurs », explique le général Gilles Glin, le commandant de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Pour cela, des exercices sont organisés plusieurs fois par an. Avec des scénarios catastrophes inimaginables : deux bombes explosent en même temps dans les transports, combinées à des prises d'otage et des accidents chimiques. « Cette polyvalence nous permet d'être opérationnels partout », poursuit le lieutenant-colonel Le Testu, porte-parole de la BSPP. Récemment, les pompiers ont dû prendre en compte le paramètre des violences urbaines. « Il y a eu des agressions physiques en corps à corps avec nos hommes », admet Pascal Le Testu. Désormais, les sergents reçoivent une formation pour dénouer des situations critiques lors d'opérations dans les quartiers sensibles.W. M.