La double personnalité du meurtrier de Sohane devant la cour d'assises

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Jamal Derrar, 22 ans, comparaît depuis vendredi devant les assises du Val-de-Marne. Tortionnaire présumé de Sohane, morte brulée vive en 2002 à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), il doit répondre d'actes de torture ou de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. A ses côtés, Tony Rocca, 23 ans, répond de complicité par aide et assistance.

Au premier jour du procès, Jamal Derrar a tout d'abord gardé la tête baissée, avant de se défendre avec aplomb. Ses anciens professeurs l'ont présenté comme une personnalité duale : « caïd incontrôlable, arrogant, violent », à qui ils ont reconnu de « bonnes capacités intellectuelles » inexploitées. L'accusé a jugé ces reproches « exagérés » et parlé d'« acharnement ». Il a réaffirmé que Sohane était sa « petite amie », ce qui est contesté par sa famille et des témoins, qui parlent de lui comme d'un garçon « serviable, gentil ».

Jamal Derrar aurait déclaré Sohane persona non grata à la cité Balzac. Lors d'une explication dans un local à poubelles devant deux de ses amies, il l'avait aspergée d'essence avant de l'enflammer.

Tony Rocca, lui, a été présenté par sa famille comme un garçon « calme, gai, pas capable de faire du mal ». Il a simplement déclaré que Sohane était « morte dans des conditions atroces », ce qui « l'a marqué ».