Mal noté sur les particules

William Molinié

— 

Paris est 10e sur 17 villes européennes.
Paris est 10e sur 17 villes européennes. — G. VARELA / 20 MINUTES

La Ville de Paris pourrait mieux s'engager dans la lutte contre les particules fines. C'est l'enseignement d'une étude publiée hier par « Soot free cities » (villes sans suie), une campagne menée par plusieurs ONG européennes dont le but est d'évaluer les politiques et initiatives des villes pour réduire leur pollution. Berlin, Stockholm et Copenhague arrivent en tête. Londres, Madrid, Bruxelles et Rome sont les capitales les moins bien notées. Paris est 10e sur 17.

Le seuil de particules dépassé
L'étude se base sur des chiffres de 2005 à 2010 et jauge les initiatives de chaque ville selon neuf critères censés réduire la pollution aux particules fines : existence ou non de zones à faibles émissions, utilisation de contraintes économiques pour empêcher les déplacements en voiture, développement des transports en commun, des pistes cyclables, transparence de la communication… « Il y a une part de subjectif dans les résultats. Mais l'idée n'était pas de juger si l'air est de qualité. Plutôt de voir les villes qui font le plus d'efforts », précise Louise Duprez, du bureau environnemental européen. L'étude souligne que le nombre de jours où le seuil limite de particules a été dépassé a augmenté à Paris, notamment dans la station des Halles, qui a connu une journée critique en 2005 et 23 en 2009. Malgré tout, la capitale récupère des points grâce au « Plan vélo » et à Vélib' qui « ont facilité les connexions au réseau en incluant les villes proches de banlieue », estiment les rédacteurs de la note. L'absence de péage urbain, de voitures électriques en libre-service au moment de l'étude (les premières Autolib' seront disponibles en décembre) et la faible baisse des concentrations en particules fines au long de l'année ont fortement pénalisé la capitale. A l'inverse, les ONG relèvent que Berlin a développé la meilleure stratégie à long terme grâce à un plan draconien pour équiper proprement les voitures.

Particules fines

Nocives pour la santé, elles proviennent en ville essentiellement des voitures, du chauffage et des industries. D'après l'étude, en Europe, la mauvaise qualité de l'air cause environ un million de morts prématurées chaque année.