La Cité des sciences cherche de nouvelles recettes

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Vingt ans déjà ! Pour son anniversaire, la Cité des sciences et de l'industrie regarde vers l'avenir. Quatrième musée le plus fréquenté de France, elle totalise 60 millions de visites depuis son ouverture. Après une perte de vitesse entre 1998 et 2002, les entrées sont reparties à la hausse et ont battu leur record l'an dernier (3,186 millions). Mais ce succès auprès du public ne fait pas de la Cité une institution rentable : ses recettes propres ne couvrent qu'un quart du budget. Difficile de demander à l'Etat, qui verse déjà près de 100 millions d'euros par an à la Cité, de participer au financement de la rénovation prévue sur dix ans et estimée à 20 millions d'euros.

Dans l'idée d'« augmenter ses ressources propres », la Cité a décidé d'exploiter sa quatrième travée. Cet espace, grand comme Beaubourg, qui s'étend sur un quart du bâtiment, n'a jamais été aménagé depuis 1986, la Cité n'ayant pas eu besoin de cette place.

Aujourd'hui, il lui faut trouver un investisseur capable de débourser près de 50 millions d'euros pour viabiliser ces 25 000 m2. Un tel espace, déjà construit, au coeur d'un secteur en plein boom, desservi par le tramway dans quelques années, vaut de l'or. « C'est notre responsabilité de valoriser le patrimoine de l'Etat », avance Jean-François Hébert, le président du lieu. La Cité a aussi en tête d'attirer de nouveaux publics, d'animer le quartier en soirée, et... de faire rentrer de l'argent.

Sophie Caillat

Le musée est bâti sur le site de l'ancienne salle des ventes des abattoirs de la Villette. Le physicien Maurice Lévy a proposé le concept en 1979, l'architecte Adrien Fainsilber l'a réalisé.