Une panne d'électricité sauve des sans-papiers

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Et soudain, la pénombre. Lundi soir, à 18 h 30, le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a été plongé dans le noir. Hier, l'origine de la panne électrique n'avait pas été identifiée. Mais ses conséquences étaient connues. Les huit prévenus qui n'étaient pas encore passés devant la 17e chambre – celle des comparutions immédiates – ont été relâchés. « Il était impossible de prendre les dossiers. On n'y voyait rien. Et on ne pouvait pas garder les personnes par une détention arbitraire », expliquait-on hier au parquet. Les procureurs et les présidents de chambre, ne pouvant prévoir que la lumière reviendrait trois heures plus tard, décidèrent donc collégialement de lever le camp. Une aubaine, pour les quelques étrangers sans titre de séjour, majoritaires parmi les prévenus, et en attente d'une reconduite à la frontière. « Il y a peu de chance qu'ils aient laissé une adresse où les reconvoquer », minimisait hier le parquet. M. H.