Quand la fibre solidaire touche les entrepreneurs

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Les créateurs d'entreprises de l'économie sociale et solidaire ont rendez-vous avec tous ceux qui peuvent les aider. A l'initiative du conseil régional, cette convention d'affaires baptisée « Créarîf » est organisée aujourd'hui. Il s'agit de développer les activités d'utilité sociale et à gestion démocratique, encore méconnues. Des métiers de l'aide à domicile au commerce équitable en passant par les mutuelles d'assurances ou les associations, l'économie sociale et solidaire pèse 9 % de l'économie en Ile-de-France. Elle reste cependant largement méconnue.

Pourtant, « il y a un vivier d'activités et d'emplois sous nos pieds, souligne Francine Bavay, la vice-présidente (Verts) de la région en charge du dossier. Par exemple, dans les taxis collectifs, le recyclage des déchets électriques ou les services à la personne. » L'élue ajoute que « beaucoup de jeunes qui souhaitent mettre du sens dans leur travail pourraient avoir cette vocation ». Des entreprises solidaires ont déjà montré la voie, en prouvant leur viabilité économique. Ainsi, Les Nouveaux Robinsons, supermarchés bios installés à Montreuil (Seine-Saint-Denis), puis Boulogne et Neuilly (Hauts-de-Seine), sont en plein développement. Ce réseau a pu se lancer grâce à l'apport de fonds des Cigales*, les clubs d'investisseurs solidaires. Au nombre de seize dans la région, ces petits groupements réunissent une vingtaine d'épargnants qui, pendant cinq ans, financent la création d'entreprises sociales, avant de récupérer leur mise.

Sophie Caillat

* www.cigales.asso.fr

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