CPE, la violence s'invite en banlieue

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Les violences en marge des manifestations anti-CPE de la fin de semaine dernière ont gagné la banlieue. Des scènes particulièrement violentes ont été observées à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) vendredi. Selon le directeur de cabinet du maire, vingt à trente jeunes s'en sont pris à des commerces du centre-ville, dont une demi-douzaine ont été dégradés ou pillés. Des vols ont été commis dans deux bijouteries et un magasin de téléphonie et cinq policiers ont été légèrement blessés. Dans les Hauts-de-Seine, cinq lycéens ont été interpellés, dont trois placés en garde à vue. Ils sont accusés d'avoir lancé des projectiles sur les forces de l'ordre ou de refus de contrôle. Le Val-de-Marne a aussi été le théâtre d'échauffourées entre jeunes et policiers. Sept jeunes ont été arrêtés et la circulation a été perturbée sur plusieurs artères. Bouteilles, pierres et poubelles ont été jetées sur les policiers au Kremlin-Bicêtre.

A Paris, la préfecture de police invite les victimes de dégâts, commerçants ou propriétaires de voitures, à « porter plainte afin de déclencher les procédures d'indemnisation » et faire une déclaration de sinistre dans les cinq jours. La plupart des jeunes condamnés lors des comparutions immédiates à Paris n'avaient pas d'antécédents judiciaires.

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Le maire de Paris a demandé au Premier ministre de « prendre des mesures d'urgence » pour soutenir les commerçants ayant subi des dommages.