Les patrons des maîtres-chiens s'en sortent bien

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« Le travail dissimulé a encore de beaux jours devant lui. » En sortant de la salle d'audience, Me Xavier Robin est déçu. Un mélange d'incompréhension et d'amertume. « Je ne comprends pas la décision du tribunal », lâche l'avocat du syndicat Sud-Rail qui a amené devant cette juridiction l'affaire des maîtres-chiens sans-papiers employés au noir par des sous-traitants de la SNCF. Le tribunal correctionnel a condamné hier ces sous-traitants à des « peines symboliques », principalement, des amendes avec sursis. Seule une peine d'un an de prison ferme et de 30 000 € d'amende a été prononcée à l'encontre d'une personne, jugée par défaut, qui depuis reste introuvable. Pour les sociétés qui ont déposé le bilan ou qui étaient en liquidation judiciaire, comme Vigimark, le tribunal a considéré que l'action publique était éteinte, autrement dit que les poursuites s'arrêtaient vu que les entreprises n'existaient plus. Un autre procès, aux prud'hommes, doit se tenir en septembre prochain.W. M.