Le périscolaire à l'étude

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Depuis 2002, dix millions d'euros supplémentaires sont consacrés au secteur périscolaire par la Mairie de Paris.

Afin de mesurer l'impact de cet effort financier, un audit, dont les résultats ont été publiés hier sur Internet (www.paris.fr), a été confié à l'inspection générale.

Il dresse aussi un état des lieux de la prise en charge des enfants en dehors de l'école, y compris le midi.

La principale évolution est le recrutement de 800 animateurs titulaires, ce qui porte leur nombre à 1 700.

D'autres initiatives ont vu le jour comme les aides individualisées aux enfants des ZEP, les « espaces premiers livres » dans les maternelles, ou encore l'augmentation du nombre de places en séjour de vacances.

Au centre de loisirs Pelleport (20e), où Bertrand Delanoë s'est rendu hier, le personnel jugeait le recrutement de titulaires comme étant l'amélioration essentielle.

« Cela permet plus d'encadrement et surtout une meilleure reconnaissance de notre métier », souligne Adjira Bakir, la directrice, « même si nous sommes encore trop considérés comme une garderie. »

 En parallèle de l'étude, un sondage réalisé au printemps dernier auprès de 20 000 parents parisiens révèle que 81 % d'entre eux sont satisfaits des centres de loisirs, qui accueillent 16 % des enfants.

Mais 79 % des parents jugent insuffisantes les activités proposées le midi à l'école, avant et après la cantine.

Pourtant 100 000 enfants (soit 75 % des élèves) restent déjeuner à l'école. Un point que la Mairie a promis d'améliorer.

Tiphaine Boucher-Casel