Deux détenus revendiquent la paternité de Zohra Dati: Dieudonné évoque le rôle du terroriste Carlos au procès

JUSTICE Le procès pour outrage à l'encontre de Rachida Dati vire à la surenchère d'absurde...

William Molinié
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Et Dieudonné entra dans la danse, ajoutant à l'absurde une pointe de ridicule. L'insensé procès des deux détenus de la prison de Poissy (Yvelines) qui revendiquent la paternité de Zohra, la fille de Rachida Dati, a été pour la troisième fois renvoyé lundi, au 10 octobre prochain, plusieurs avocats manquant à l'audience. Alfredo Stranieri, 54 ans, et Germain Gaiffe, 43 ans, deux assassins violents incarcérés à la centrale de Poissy doivent comparaître devant la 6e chambre correctionnelle de Versailles pour «outrage».

«Carlos était la caution morale»

En septembre 2010, ils avaient envoyé une lettre à l'intention de l'ancienne garde des Sceaux clamant être les pères de la fille de Rachida Dati. Ils expliquaient alors avoir partagé un moment d'intimité avec la ministre qui était venue visiter leur prison un an plus tôt. Lundi, le sulfureux humoriste Dieudonné s'est présenté à la barre, indiquant qu'il souhaitait être partie civile au côté de Rachida Dati, car selon lui, il a été «cité dans la procédure».

L'humoriste se présente dans le dossier comme le parrain de Zohra. C'est le terroriste Carlos, incarcéré à Poissy, parrain d'une des filles de Dieudonné, qui lui aurait alors demandé d'être le parrain de la fille de son codétenu, Germain Gaiffe. Il a accepté car «Carlos était la caution morale». «Mais j'ai trouvé étranges les menaces de mort qui ont été envoyées», concède-t-il, ajoutant qu'il a «pu être abusé» par Germain Gaiffe. Estimant «avoir été mis au cœur de l'affaire», l'humoriste assure que son «honneur est en jeu».

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