L'affaire Ali Ziri est au point mort

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Deux ans après la mort d'Ali Ziri, un retraité algérien de 69 ans qui est décédé le 11 juin 2009 à Argenteuil (Val-d'Oise) après une interpellation musclée, les trois policiers mis en cause dans l'affaire n'ont toujours pas été entendus par le juge d'instruction qui devrait dans quelques jours transmettre le dossier au parquet et clore l'enquête. Pourtant, « les policiers ont usé d'une violence disproportionnée », assure Me Sami Skander, l'avocat des proches d'Ali Ziri. Le 15 avril dernier, des examens complémentaires ont corroboré l'avis de la commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) : la mort d'Ali Ziri serait effectivement due aux violences policières. Saisie, la police des polices (IGPN) a entendu des témoins. Selon nos informations, un individu en garde à vue au commissariat au moment des faits aurait vu un policier mettre la tête de M. Ziri dans son vomi. Les trois fonctionnaires auraient par ailleurs pratiqué une technique d'immobilisation « interdite en France », d'après le collectif qui se rassemblera à 14 h demain devant le ministère de la Justice.William Molinié