Les Parisiens veulent se faire mener en bateau

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Grosse surprise de la concertation sur le plan de déplacements de la capitale, présenté mercredi : 79 % des Parisiens réclament une navette sur la Seine, sorte de métro fluvial qui relierait le Val-de-Marne aux Hauts-de-Seine via Paris. Parmi les 140 000 personnes qui ont répondu à l'enquête, 49 % jugent cette ligne « très prioritaire ». La Ville travaille déjà sur un projet de ce type, baptisé « Navibus », reliant Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) à Suresnes (Hauts-de-Seine) avec 35 stations intermédiaires. Dans l'idéal, elle serait accessible avec un ticket de métro classique, mais son coût, 45,2 millions d'euros, fait traîner le dossier.

Autres desiderata : la création de voies rapides sur le périphérique et sur les autoroutes d'accès à Paris pour les taxis, les bus et les personnes utilisant le covoiturage, souhaitées à 56 %. Une idée qui avait germé dans l'esprit municipal lors de l'élaboration du dossier de candidature pour les JO. Des voies dédiées aménagées pour l'occasion devaient permettre aux athlètes de rejoindre les différents sites olympiques rapidement, puis être ensuite reconverties pour les bus et les taxis.

Petit coup dur cependant pour la Ville : son projet de réduire la vitesse dans les quatre arrondissements centraux a été retoqué à une large majorité. 62 % des personnes se sont déclarées contre « la réduction de la vitesse à 30 km/h en dehors des grands axes » (33 % étaient pour). Une position « entendue » par le maire de Paris.

Magali Gruet

75% des personnes ayant répondu estiment que l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite et la place réservée aux piétons est « prioritaire » lors de l'aménagement d'un boulevard ou d'une place.