Cantonales: Le Val-d'Oise, fief de DSK, bascule à droite

ELECTIONS Un second tour musclé et des surprises à gauche comme à droite dimanche dans la région...

Magali Gruet
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Dominique Strauss-Kahn sur le plateau du journal de France 2, le 20 février 2011
Dominique Strauss-Kahn sur le plateau du journal de France 2, le 20 février 2011 — REUTERS/Ho New

Les surprises n'ont pas toujours eu lieu là où elles étaient attendues. Le Val-d'Oise se distingue en étant le seul département d'Ile-de-France à changer de majorité à l'issue de ces élections. Arrivés en 2008 à la tête du département, les socialistes se font éjecter de la présidence du conseil général en perdant d'une voix, face à un UMP qui gagne trois cantons. «La gauche paie au prix fort ses divisions et ses rivalités stériles, le Parti socialiste en premier lieu», a déclaré Didier Arnal, président PS du conseil général. Si la Seine-et-Marne avait de son côté été présentée comme un territoire pouvant basculer de gauche à droite, le PS s'en sort bien en conservant 23 sièges sur 20 au conseil général.

Pas de siège pour Isabelle Balkany

Dans les Hauts-de-Seine, la droite a connu un véritable coup de théâtre, avec la réélection de Patrick Devedjian (UMP) devant son adversaire PS à Bourg-la-Reine-Antony Nord. Mais surtout, Isabelle Balkany (UMP) s'est fait sortir par un candidat divers droite à Levallois. Un échec qui empêche cette proche du clan Sarkozy de se présenter contre Patrick Devedjian jeudi prochain, lors de l'élection du président du conseil général. En Seine-Saint-Denis, le duel à couteaux tirés extrême gauche contre socialistes s'est conclu par une victoire du PS, qui avait pris le département aux communistes en 2008. Dans le Val-de-Marne, les communistes gardent le département face à des socialistes qui rêvaient de le prendre. Le PS garde l'Essonne, l'UMP les Yvelines.