Goldenberg dépose le bilan et espère se refaire

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Le restaurant Goldenberg, institution de la rue des Rosiers (4e), va déposer son bilan aujourd’hui. La nouvelle était pressentie depuis sa fermeture le 10 novembre pour raisons sanitaires. Gilbert Werndorfer, qui a repris les rênes de cette maison en juin, l’a confirmée hier. L’historique Jo Goldenberg, âgé de 80 ans, ne dirige plus le restaurant qu’il avait fondé dans les années 1950. Les cuisines n’ont jamais été rénovées, les pertes se sont accumulées et le climat social s’est dégradé, selon des salariés. Et « le quartier juif a perdu de sa superbe à cause des aménagements de la Mairie de Paris », estime le nouveau gérant. Beaucoup de salariés ont fait leur carrière dans le restaurant. Certains ont mêmes été témoins ou victimes de l’attentat de 1982, qui avait fait six morts et vingt-deux blessés. Gilbert Werndorfer vient de licencier dix salariés sur dix-huit. Il espère raviver la légende Goldenberg, via un étalement de la dette (500 000 e) et une levée de fonds. Et programme la réouverture du restaurant-traiteur pour la fin février. Au menu, toujours les carpes farcies et autres spécialités juives d’Europe centrale, mais cachères cette fois. « Avec des animations musicales, des signatures d’auteurs, on veut montrer que l’esprit de Goldenberg demeure mais qu’on a su s’adapter aux normes », assure-t-il. Sophie Caillat