La FCPE 93inquiète pour le primaire.
La FCPE 93inquiète pour le primaire. — CHAUVEAU/SIPA

Paris

La FCPE d'Epinay saisit la Halde

Bataille de chiffres hier entre la FCPE d'Epinay-sur-Seine (93) et le ministre de l'Education Luc Chatel. L'association de parents d'élèves a envoyé hier matin une lettre pour saisir la Haute autorité de lutte contre les d...

Bataille de chiffres hier entre la FCPE d'Epinay-sur-Seine (93) et le ministre de l'Education Luc Chatel. L'association de parents d'élèves a envoyé hier matin une lettre pour saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), car ils estiment que leurs enfants sont victimes de discrimination territoriale. « Depuis septembre 2010 sur 750 journées d'absence, 630 n'ont pas été remplacées à Epinay-sur-Seine, explique Mathieu Glaymann de la FCPE 93. Nous avons fait des pétitions, occupé des écoles pour alerter sur la question du non-remplacement des absences de courte durée dans le 1er degré. On souhaite que la Halde lance une étude pour comparer la situation de l'école en Seine-Saint-Denis avec d'autres départements franciliens. » Problème, elle ne pourra pas mettre en cause l'Etat car le territoire n'est pas un critère de discrimination. Mais le geste symbolique a déjà fait réagir Luc Chatel, ministre de l'Education. Il a soutenu hier que ce département bénéficiait d'une « discrimination positive ». Si la Seine-Saint-Denis souffre d'un absentéisme plus important que d'autres départements, il est « le mieux doté en matière de remplaçants, avec un nombre de remplaçants supérieur à 10 %, là où la moyenne nationale est inférieure à 8 %». Il souhaite que le taux d'absentéisme fasse l'objet d'une analyse. « La question n'est pas celle des absences mais des remplacements, critique Mathieu Glaymann. Le rôle de l'Etat est d'assurer la présence chaque jour d'un enseignant devant nos enfants. »Delphine Bancaud et Oihana Gabriel