Débuts à couteaux tirés au procès du «Chinois»

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Ambiance tendue, hier, au deuxième jour des audiences du procès de Jean-Claude Bonnal devant la cour d’assises du Val-de-Marne. « Le Chinois », qui comparaît avec cinq coaccusés pour deux séries de meurtres commis en 2001 à Athis-Mons et au Plessis-Trévise, a fait preuve d’une mauvaise volonté pour s’exprimer. Terminant ses interventions par un « point barre » définitif, il a répondu par bribes aux questions de la présidente du tribunal, Janine Drai. « Je sais où vous voulez en venir », a-t-il répété. Il a également accusé la magistrate de « vouloir noircir ce qui est déjà noir ». Les échanges ont par ailleurs été vifs entre l’avocate de Bonnal et la présidente. La cour s’est penchée hier sur le parcours du braqueur multirécidiviste. Né au Vietnam, il a vécu, à son arrivée en France à l’âge de 3 ans, dans des bidonvilles en province, puis à Vitry-sur-Seine (94). Sa jeunesse a été marquée par le décès de ses deux frères, brûlés dans une cave, alors qu’il avait 16 ans. Après avoir abandonné une formation en chaudronnerie et exercé quelques petits boulots, il est tombé dans la délinquance. Bonnal a été incarcéré pour la première fois à 20 ans et a depuis passé vingt-neuf années derrière les barreaux. Il a vu ses deux enfants grandir « au parloir ». AFP