Des efforts pour les quartiers difficiles

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« La politique de la ville » n’est pas, contrairement à ce que laisse supposer son nom, une compétence municipale, mais de l’Etat. Pourtant, l’adjointe au maire de Paris en charge de ce dossier, Martine Durlach (PCF), a voulu rappeler hier les efforts consacrés aux quartiers très populaires. « La politique municipale, l’important maillage associatif et le fait que ces quartiers ne sont pas enclavés expliquent peut-être que Paris ait été relativement épargné par les violences de novembre », a estimé l’élue. Au nombre de seize, ces quartiers concentrent 17 % de la population de la capitale. Parmi les 350 000 personnes qui y résident, 18 % sont au chômage, 19 % sans diplôme et 19 % vivent avec moins de 735 euros par mois. Dans son budget 2006, Paris consacrera 216 millions d’euros à ces quartiers (contre 180 en 2005). Grâce à l’implantation prévue de nouveaux locaux d’activité (bureaux ou commerces), la Ville estime que 30 000 nouveaux emplois pourraient y être créés d’ici à dix ans. La Ville s’attache à « transformer des pieds d’immeuble » en y implantant notamment des commerces. Mais aussi à créer de nouveaux lieux de lien social, tels que des points d’accès au droit, des antennes jeunes ou des espaces numériques. Par exemple, des correspondants de nuit seront installés dans le quartier des Olympiades (13e) et un centre social inauguré à Saint-Blaise (20e). Sophie Caillat