Stif : la droite pourrait perdre son influence

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La loi sur la sécurité et le développement des transports, votée le 14 décembre à l’Assemblée nationale, est entrée en vigueur avant-hier. C’est cette loi qui instaure désormais la majorité des deux tiers pour valider les décisions du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), via un amendement déposé par le député des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian (UMP). L’objectif des élus de droite était de priver la gauche, pourtant majoritaire au Stif, de toute liberté dans ses prises de décision. Mais, depuis, Jean-Paul Huchon, président PS de la région, a trouvé une faille dans cette offensive. « Il peut modifier le règlement intérieur du conseil régional et instaurer le principe de majorité simple, au lieu de la proportionnelle, pour les prises de décision du Stif. Résultat : les élus de droite perdraient la plupart de leurs sièges au syndicat », explique-t-on au conseil régional. Et c’est ce qu’il devrait se passer. « Jean-Paul Huchon consulte les groupes de gauche. On se dirige vers cette solution... » Un passage en force, donc, mais la gauche n’a pas de temps à perdre. Le conseil d’administration du Stif ne s’est plus réuni depuis le mois de juin et la polémique sur les transferts financiers au moment de la décentralisation. Cette question est aujourd’hui réglée, mais depuis, les dossiers se sont accumulés. « Nous avons 38 décisions en attente, dont des dossiers comme l’extension des horaires de nuit, la gratuité des transports pour les bénéficiaires de la CMU... » Jean-Paul Huchon espère présider son premier conseil d’administration en février. M. B.